BIENVENUE sur le blog RD 48 sur la route de Salazie,
A tout les bloggeurs d'ici et d'ailleurs la cibby est ouverte, la parole vous est donnée, saisissez la et rejoignez nous.
Notre mascotte ci dessus, Marianne, a été recueilli à la centrale de Salazie en début d' année ; nous l'avons confié à la SEOR (Société d'études ornyhologiques
de la Réunion) qui aprés l'avoir remis sur pied, l' a relaché.
Cet oiseau de mer regagne une fois par an les falaises du cirque de Salazie, suivant toujours la même route, pour y pondre ses oeufs et élever ses petits. Il arrive de plus en plus souvent que
cet oiseau s'égare en cours de route, aveuglé par les lumières de la ville :
aidons le à retrouver sa route !
source : Journal de lîle vendredi 21 Mars
2008
Des chiffres à retenir :
- 4000 VL/jour empruntent la RD 48 contre 40000 sur la route du littoral
- Sécuriser la RD 48 sur ses 43 Km coûterait au département 250 millions d'euros ; celui-ci ne dispose que de 30 millions pour le fond routier.
Alors que faire ?
Attendre comme semble l' indiquer cet article de presse que cela se passe?
Et dans l' éventualité d'un éboulis majeur, quelles seront les solutions de désenclavement pour les Salaziens ?
Ne faut-il pas dés à présent envisager une autre voie d'accès à notre cirque ? Qui a compétence pour cela ?

Aujourd'hui un nouveau pas a été franchi à la Réunion, en ce qui concerne notre patrimoine historique et humain :
Humain, car de génération en génération, se transmet un savoir qui peut être considéré comme le fondement
premier d'une identité.
Retrouver la mémoire des anciens permet de reconstruire la ville sur du
patrimoine parfois ignoré.
De même, la mémoire des habitants, riche de cultures différentes, permet de mieux vivre ensemble les transformations en cours.
En effet, l'histoire d' hommes et de femmes
qui revendiquent le droit à une vie libre dans un site qui porte en son sein leurs origines et leurs racines, est une nouvelle fois bafoué , au nom de l'utilité publique.
Parlons-en de l'utilité publique !
Lorsque nous aurons réduit une partie de notre patrimoine entre 4 murs, pour le bonheur des visiteurs, nous pourrons affirmer que notre culture qui se compose de
transmission orale et de spontanéité est bien morte.
La mémoire, heureusement, se glisse toujours dans les interstices pour remettre de la vie là où on l'avait oubliée, reprendre ce que d'autres ont depuis longtemps abandonné.
Ces lieux instaurent un rapport au public qui n'est pas fondé sur la consommation urgente du monde
moderne.
De fait, ces espaces rendent inopérantes toute tentative de modélisation et de
normalisation.
Il est de notre devoir de réagir et de ne pas laisser les pontifs :
gommer notre paysage, sous prétexte d'utilité publique,
effacer notre mémoire avec des critéres d'évalutation historique inadapté.
alicia devaud
pour soutenir le collectif de sauvegarde de la grande chaloupe
kolektifdomoun@no-log.org